10.06.2008
LA BERNIQUE ET LE ROCHER
Sur les côtes du bout de la terre, un rocher
Se lamentait de sa condition à en désespérer.
- Je subis de l’océan le mauvais caractère,
J’aimerais dire deux mots à Neptune, son père !
Les marins me maudissent en s’échouant sur moi,
A la vue de leur navire, j’en pâlis d’effroi.
Même pas une belle sirène pour s’alanguir,
Tout serait différent si j’étais un menhir.
Je serais célèbre car je serais très rare,
Au large, seule m’adoucit la lueur d’un phare.
Quand à la nuit tombée il eut fini son soliloque,
Quelqu’un chuchota sous une toute petite coque :
- Tu es bien injuste envers toi, ignores-tu
Que si tu n’existais pas, je serais perdue ?
Sans rochers, il n’y aurait pas de berniques,
Oublie les calomnies et toutes les critiques !
Seul un récif peut affronter la mer déchaînée
Et aucun menhir ne serait digne de ta destinée
Car nous pouvons survivre sur ton dos solide
Dit le coquillage aussi sincère que candide.
Le rocher ne sentit plus les vagues sur lui
Et soudain à l’horizon le vent s’était enfui.
Il n’y a pas de honte à accepter un compliment
Quand il cache avec pudeur un beau sentiment.
(2e prix de poésie adulte de l'Association Ker-hars)
08:21 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.04.2008
CHOISIR UN LIVRE
Un commentaire favorable pour les Fabliaux de CHOISIR UN LIVRE !
et la fable du jour :
L'OTARIE JONGLEUSE
(Tome II)
Une jeune otarie aux cils délicats et au pelage soyeux
S’employait à jongler avec plusieurs balles de son mieux.
Elle faisait le pitre dans l’eau d’un bassin en Floride
Dix heures par jour quoique la chaleur fut torride.
Les otaries nouvellement arrivées la méprisaient
Et décrétèrent qu’à ce numéro elles se refusaient.
« Je sais que vous me trouvez parfaitement ridicule.
Cette rumeur malgré moi depuis des lustres circule.
Figurez-vous que j’ai appris à n’en plus prendre cas
Comme le ferait une professionnelle de Miss America.
Il ne suffit pas d’être belle, affable ou même instruite
Pour se permettre de manger tous les jours de la truite.
Heureusement les braves gens aiment tant à être divertis
Que les biens de cette terre s’en trouvent répartis.
Allez mes soeurs, pourquoi ne pas renoncer à la vanité ?
Si vous passez outre, de la tâche, le mauvais côté
Alors de votre vie, vous n’aurez plus un seul complexe
Car pour les nommer aujourd’hui, il faudrait un index !
L’orgueil mal placé ne vous mènera qu’à la désillusion
Et de poissons dans votre ventre il n’y aura pas profusion.
Enfin n’oubliez jamais qu’il n’y a pas de sot métier
Pour celui qui n’a pas la chance de pouvoir être rentier.
07:55 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.04.2008
Printemps des Ecrivains

J'ai participé au

de Guidel le 6 avril.
J'ai présenté tous mes ouvrages mais ce sont les "Fabliaux" qui ont remporté le plus vif succès auprès du public et notamment des enseignants.
Les sourires à leur lecture sont des encouragements précieux !
14:15 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note







