18.03.2009
Le chat qui se prenait pour un hibou

Un chaton blanc était monté au sommet d’un marronnier
Or, le hibou de l’arbre n’était pas très hospitalier.
Il allait jusqu’à l’orée du bois faire un esclandre.
– Ne vois-tu pas qu’il ne peut redescendre ?
Dit la chouette lui offrant la chaleur de son aile
Car elle avait bien secrètement la fibre maternelle.
Les saisons se succédèrent, paisibles dans l’ombrage.
A la physionomie des rapaces, le chat donnait le gage,
Les yeux tout écarquillés et les oreilles en biais,
Les autres chats trouvaient qu’il avait l’air niais !
Ne savait-il pas qu’il était devenu un gros matou ?
Etait-il possible qu’il se prenne pour un hibou ?
Le chat était nourri, logé voire même pourri gâté,
Tout portait à croire qu’ainsi s’écoule l’éternité.
Mais le hibou déjà vieux mourut de son grand âge
Et il fallut à sa compagne éplorée bien du courage.
Dans son nid de mort, la chouette avoua au félin
Toute la vérité, c’est-à-dire qu’il était orphelin.
Le chat vécut alors comme l’oiseau sur la branche,
Il ne savait pas chasser, même pas faire la manche.
Jusqu’à ce jour, il l’ignorait, s’en fichant pas mal,
Parfois on aime énormément, hélas pourtant très mal !
09:19 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note








Commentaires
Bonjour,
merci de bien vouloir me communiquer votre adresse mail. J'ai un courriel d'informations à vous faire parvenir.
Ecrit par : TREBAUL | 31.10.2009
voici mon adresse mail : titnars@yahoo.fr
Ecrit par : isaconte | 31.10.2009
BElle fable, merci pour cette contribution.
Ecrit par : brumisateur | 07.11.2009
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