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15.07.2008
Le cochon et le Kornikaned
Le cochon et le Kornikaned
La saison du cochon grillé déjà approchait,
Le cochon de la ferme était dodu à souhait.
Même s’il avait beau ne plus manger du tout,
Il ne maigrissait pas, il était à bout.
Décidant de changer le cours de son destin,
Il alla dans la forêt où il vit un lutin,
Un kornikaned, protecteur des animaux
Qui a le pouvoir de soulager leurs maux.
- Mais où est donc passé votre pelage ?
Serait-ce là un mauvais sort, un présage ?
-Vous parlez du sanglier, mon ancêtre
Qui vit en liberté à l’ombre d’un hêtre
Jusqu’à mourir bien âgé de sa belle mort,
Si au chasseur il arrive à donner tort.
Je l’envie, je suis un animal domestique
Qui craint toujours la saison du moustique.
On me vide de mon sang puis on m’embroche,
Le cœur de l’homme est dur comme la roche.
Au son du biniou ma chair tendre suinte
Quand en dessous une marmite chuinte.
-Faites qu’il pleuve et pleuve tant !
Couina le cochon qui se voulait implorant,
Qu’on ne puisse se livrer aux festivités,
Faites que je vive au moins encore un été
Pour voir mettre bas ma compagne la truie.
Le kornikaned ému en déclencha la pluie.
Un tel déluge, jusqu’à la région inonder.
Mais voilà le cochon ne savait pas nager.
Il se noya ainsi que toute la porcherie,
Il n’aurait jamais cru mourir par magie.
Comment y échapper ? Notre fin est certaine,
Evitons que celle des autres elle n’entraîne !
10:13 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
J'aime bien.
Je pense que je me suis trompée en créant mon blog sous "humour"... Il s'appelle "jeuxfriands".
A vous de voir, pardon, plutôt de lire.
Claudie
Ecrit par : nuageux le moal | 16.07.2008
Comme toujours, belle histoire, beaux vers, sensée morale.
Ecrit par : Michel | 21.07.2008







