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14.03.2008
LE MERLE ET LA PIE
Mon cœur gros comme un noyau n’est pas léger,
Les pommiers déjà fleurissent dans le verger ;
Je sais qu’à votre vice la volonté succombe
Et il se peut que vous creusiez votre tombe.
Soupira la pie, s’adressant à son compagnon
Qui maintes fois lui en avait demandé pardon.
- Je suis friand de pommes fermentées, dit le merle
L’ivresse, c’est un peu comme le vent qui déferle,
Celui du large car la campagne déjà m’étouffe.
Las de cette vie de merle, malgré moi je pouffe
Parce que vous êtes attirée par tout ce qui brille,
Le nid n’est plus que ce fatras de pacotille !
Faites taire les rossignols, le temps des cerises,
Le merle chanteur, qui a inventé ces sottises ?
Hélas on a tous cru que la vie allait être rose
Et que de bonheur, on pouvait mourir d’overdose.
- On ne le voyait pas comme ça, je vous l’accorde,
L’avenir déçoit, dit la pie sur un ton monocorde.
Mais pourtant il faut savoir qu’un grand bonheur,
Hélas, peut être, tout aussi dévastateur
Qu’une pluie diluvienne, la mousson.
Il faut juste savourer chaque nouvelle saison
De la nature si cruelle sans être rancunière,
Car fatalement un jour, elle sera la dernière.
10:30 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
J'ai eu l'occasion de la lire souvent cette semaine ! ;-)
Très jolie fable !
Ecrit par : Michel | 23.03.2008







